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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 08:04

Deux semaines après leur extraordinaire aventure humaine, Ryan Baumann et Yan Balduchelli partagent leur magnifique expérience.

"Deux semaines après notre arrivée, mon impression générale est un sentiment d'avoir vécu une aventure humaine extraordinaire remplie d'émotions avec la satisfaction d'avoir accompli le défi d'un projet qui tenait à cœur à deux pionniers, Raymond Gay et Ami Moulin", commence Ryan Baumann.

Pour sa part, Yan Balduchelli se montre également pleinement satisfait: "Je suis très heureux d'avoir pu revivre cette aventure avec Ryan. Un défi comme celui-ci demande beaucoup de préparation et d'énergie. Après la non réussite de notre tentative de l'année dernière, nous avons réussi à garder la motivation et l'énergie pour aller au bout de l'histoire Transvalaisanne. Pendant deux ans avec Ryan, nous avons synchronisé nos saisons et nos agendas. Ce n'est pas toujours aisé de le faire entre deux personnes qui travaillent à plein temps et qui ont une famille. Nous avons toujours pu trouver des arrangements et des solutions pour mener à bien le projet. Nous avons été en phase du début à la fin. Durant l'effort et les difficultés, nous sommes restés homogènes, soudés, à l'écoute de l'autre,... C'était vraiment une expérience de vie magnifique qui nous a lié. Je suis content de l'avoir vécue."

Pression positive

Ryan Baumann poursuit: "Après la tentative de l'année passée qui avait échoué en grande partie par ma faute, je ressentais une certaine pression pour retenter l'aventure. Au final, ce stress a été positif, car j'ai pu utiliser l'expérience vécue l'année dernière et avec Yan nous avons su prendre assez de temps de repos pour éviter de se mettre dans le rouge jusqu'à l'épuisement ou prendre des risques inconsidérés qui auraient mis notre intégrité physique en danger. Ceci aussi par respect pour nos familles et nos enfants. Cette sorte de "marge de confort" et le fait d'avoir planifié et préparé ce défi comme notre objectif no 1 de la saison nous a permis de vivre ces quatre jours dans un très bon état de fraîcheur et une excellente sérénité. Avec Yan, nous avons progressé en cordée du début à la fin, en évoluant parfois sur le fil de l'arête, mais toujours soudé. Nous avons fonctionné en binôme et nous nous sommes parfaitement entendus, car nous avions compris que le succès du défi dépendait autant de l'un comme de l'autre. Ce n'était pas gagné, car à deux il est nécessaire de s'adapter aux choix et rythme de l'autre, s'accorder, et communiquer. A deux, comme l'avait voulu Raymond et Ami, c'est partager le chemin et surtout c'est un gage de sécurité. Par respect pour les deux pionniers, nous avions décider d'aller au bout à deux ou d'abandonner à deux."

Grande émotion

Yan Balduchelli ne cache pas son émotion: "Je suis aussi très ému. L'histoire de la Transvalaisanne ne se résume pas à un itinéraire et une performance sportive. 30 ans d'histoire, des pionniers passionnés, des tentatives, du partage, des générations différentes, une tradition de coordonnées,... C'est une chance d'avoir pu faire la connaissance des pionniers, une joie d'avoir pu reprendre leur projet et le partager avec eux. Je ressens également une vive émotion de pouvoir penser à Ami et lui dire qu'on l'a fait.... Nous avons terminé son histoire, son bébé."

Le parcours

Ryan Baumann décrit le parcours: "Concernant le parcours, il a été beau, exigeant et alpin comme le dessinerait un passionné de trail. Il a été tracé en empruntant la plupart des sentiers de montagnes rouge et blanc et en restant au plus proche de la crête sud des alpes valaisannes. Par exemple, sur le conseil de Ami Moulin, nous avons emprunté la vallée de la cabane Bortelhorn pour éviter de passer trop de kilomètres sur la route menant au col du Simplon. Au final, une variante de 4 kilomètres de plus que l'année passée, mais un environnement beaucoup plus alpin et sauvage que nous avons effectué de nuit et en pensée avec Ami. En général, les sentiers étaient très variés et les paysages différents d'une région à l'autre. On a franchi de nombreux passages de cols, 26 au total. A chaque passage de col, nous avons pris le temps de s'encourager et de prendre une photo souvenir. Pour les connaisseurs, voici les 26 cols, dans l'ordre : Chummehpass, Schafgale, Saflischpass, Simplonpass, Bistinepass, Gebidumpass, Hannigalp, Augsbordpass, col Forcletta, Corne de Sorebois, col du Torrent, col de la Meina, col Prafleuri, col Louvie, col de Mille, Tour de Bavon, Bovine, Emosson, col Barberine, col Emaney, col Susanfe, pied du col du Cou, Portes du Soleil, Portes de Culet, Tanay, Mont de l'Au."

Cols difficiles à franchir

Ryan poursuit: "Je garde le souvenir de trois cols très difficiles à franchir. En premier, le Augstbordpass, car depuis Saint-Nicolas il y a presque 2'000 mètres de dénivelé pour quelques 10 kilomètres. C'est long et ça monte sans arrêt avec une longue traversée dans des éboulis avant la dernière montée au sommet. On était sec. Ensuite, le 3ème jour, nous avons démarré de Zinal à 2 heures du matin pour monter à la Corne de Sorebois, puis toujours de nuit au Col du Torrent à presque 3'000 mètres d'altitude où il faisait très froid avec du vent. Nous avons souffert, mais le lever du soleil dans la longue descente sur Evolène a été une libération. Nous avons ensuite poursuivi notre chemin par le col de la Meina, le col Prafleuri, le col Louvie et le col de Mille avant de nous reposer à Liddes. Une très longue journée de presque 20 heures d'effort. Et le troisième col, le plus difficile, a été le col Susanfe, que nous avons franchi à 19h le soir, après être parti de Liddes à 4 heures du matin. L'enchaînement Trient-Emosson-Barberine-Emanay et Susanfe a été très difficile. Il a fallu serrer les dents. On a emprunté le chemin d'hiver pour monter à Susanfe, c'était très raide, on faisait du 2 à l'heure, j'ai cru qu'on restait planter là. De plus, après le passage du col. Nous avons encore prolongé notre chemin jusqu'à Barme, après que la gardienne de la cabane de Susanfe, toute émue, nous ait offert une boisson pour nous réchauffer. nous sommes arriver à Barme à 21h. Nous avons pris un bon repas. Nous nous sommes couchés et sommes repartis à 2 heures du matin pour la dernière partie."

Le côté sportif

Yan Balduchelli décrit le côté sportif de cette aventure: "Du côté sportif, je suis très satisfait de l'expérience. Je me suis très bien adapté à ce format de course. Tant mentalement que musculairement, tout s'est bien passé. En reprenant le chemin du travail le mardi, je n'avais aucunes courbatures. Petit bémol tout de même au niveau tendineux. J'ai passablement eu de douleurs au niveau du TFL et du releveur, rien de très grave. Ce problème pouvant être lié à une hydratation insuffisante."

Un homme heureux

Ryan Baumann conclut: "Pour conclure, à deux semaines de l'arrivée, je suis un homme heureux. Heureux pour avoir vécu cette formidable aventure en réussissant à trouver l'équilibre entre vie de famille, passion du trail (avec ou sans chrono), Transvalaisanne et vie professionnelle. N'hésitez donc pas à vous fixer des défis, quels qu'ils soient, si vous avez la volonté et le mental, vous réussirez à les réaliser et vous serez heureux et bien dans votre peau. C'est la magie du sport."

Propos recueillis par Bernard Mayencourt

La Transvalaisanne: leur belle histoire

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