Rhône Trophy
Les nouvelles têtes
Dix ans et du changement. Lors de l’assemblée générale annuelle du Rhône Trophy, le président Jean-Maurice Rausis a
donné son congé après 10 ans de dévouement. Un nouveau comité directeur va diriger les destinées du Rhône Trophy pour les années à venir. Ce comité se compose de 5 membres. Christian Clivaz
et Joan Aymon (photo) assurent la coordination générale. Lucien Loye reste comme consultant technique. Yves Jeanmonod garde la fonction d’administrateur alors que Bernard Mayencourt œuvre
comme responsable de la communication et du marketing.
Promosports a rencontré les deux coordinateurs des futures épreuves du Rhône Trophy afin qu’ils expliquent leurs motivations,
leurs objectifs et leur vision du vélo dans notre canton.
Christian, qu’est-ce qui vous motive dans ce nouveau challenge ?
J’adore le management, apporter des idées, développer des nouveaux
concepts, améliorer ce qui peut être amélioré. Depuis l’ouverture de notre magasin, nous n’avons cessé d’élaborer de nouvelles choses, avec plus ou moins de succès.
Dans le cadre du Rhône Trophy, le but sera de rehausser le taux de participation, et de rendre les épreuves plus
attractives. C’est un beau challenge.
Joan, quel est votre expérience en tant que coureur dans le milieu du VTT ?
Cela fait maintenant quinze ans que je pratique ce sport, comme amateur. J’ai fait mon premier GRC en 1994 ou 1995, et depuis participé à beaucoup
d’éditions. Sinon j’ai souvent participé à des courses sur le Trophée. Je ne suis pas un coureur de premier plan, je ne m’entraîne pas assez pour cela, mais avant tout je me fais plaisir et c’est
le plus important selon moi.
Christian, avec Joan vous êtes les patrons du magasin Bike’n Joy à Martigny. Quelle sera l’implication de votre commerce dans le
Rhône Trophy ?
D’une (petite) part, ce sera déjà financièrement, même si nos budgets de start-up ne nous permettent pas d’investir autant
que nous le souhaiterions. Ensuite, nous allons surtout compter sur notre team « Giant-Valais.ch », pour assurer une bonne participation et de permettre de mettre en place certaines
nouveautés.
Et bien sûr, nous allons pouvoir faire de la pub pour le Rhône Trophy, directement aux cyclistes qui passent chez
nous !
Nous pourront aussi avoir un retour direct de nos clients qui participent, sur leur impressions, leurs remarques, c’est
important de se trouver au centre des personnes concernées.
Quelles nouvelles idées allez-vous apporter au Rhône Trophy ?
Elles sont nombreuses… Un nouveau site Web vient de voir le jour, une réforme des catégories et des classements est
envisagée, des photographes et des « suiveurs » seront possibles aussi. Il y aura lieu également d’uniformiser un peu les prestations entre les différentes courses, afin que le coureur
s’y retrouve d’une fois à l’autre.
Il y a plein d’infos qui tomberont d’ici le printemps, c’est encore difficile d’en dire plus, après une semaine de
fonction.
Joan, quels sont vos objectifs à moyen terme pour le Rhône Trophy ?
Premièrement, qu’on stabilise et remonte la participation, qu’on arrive à mettre les nouveautés en place le plus rapidement possible, même si certaines
prendront sûrement plus de temps, ensuite que les gens aient envies de venir participer et que le plaisir prime sur tout le reste.
Quelle importance voulez-vous donner au côté populaire des courses ?
Une importance majeure, c’est grâce au populaire que les courses vivent. En fait je n’aime pas trop ce terme, je préfère dire sportif amateur. Il est
indispensable d’avoir des élites devant, mais n’oublions pas que c’est la masse qui fait vivre une course.
Comment voyez-vous le rapprochement avec le Papival Bike Tour ?
C’est une excellente chose. Ce sont deux courses qui se complètent et ne doivent pas se concurrencer. Avec un calendrier commun, une coordination entre les
comités d’organisation, le monde du VTT en Valais ne peut que grandir. Il faut donner l’envie aux participants de chaque course d’aller voir l’autre.
Il n’existe pas encore de catégorie vétéran dans le Rhône Trophy. Sont-ils exclus des courses ?
Pour l’instant rien n’a encore été décidé concernant les catégories pour la prochaine édition. Nous devons en discuter cet hiver. Rien n’est exclu pour
l’instant.
Christian, après le retrait de la course d’Orsières, il reste 5 manches. Est-ce suffisant ?
C’est dommage qu’Orsières se retire, mais je peux comprendre le comité. Organiser un événement demande beaucoup d’efforts,
et quand la participation n’est pas au rendez-vous, il est difficile de trouver la motivation nécessaire.
Mais 5 épreuves, c’est suffisant. Quand on sait que le Grand Chelem au tennis comporte 4 épreuves, on n’en doute plus. Moins
il y a de courses, plus celles-ci doivent avoir de l’importance, et c’est ce à quoi nous allons travailler.
Qui de vous deux donne les ordres ? Qui est le chef ?
Il n’y a pas de chef. Nous sommes associés à 50/50, que ce soit au magasin, ou dans notre nouvelle fonction de coordinateur
général du Rhône Trophy. Le but de chacun est de juger et optimiser les idées de l’autre, et vice versa.
Christian, comment voyez-vous l’avenir du VTT et du cyclisme en général dans notre canton ?
On ne peut mieux ! Les problèmes de dopage ont considérablement freiné les développements sur le plan compétition. Mais
du côté populaire et amateur, le potentiel est là. L’avenir leur appartient, on peut en être certains ; c’est pourquoi le Rhône Trophy doit aller dans ce sens, et pas seulement dans celui du
chrono.
J’attends avec impatience le site VTT-Valais, qui sera le point de ralliement du VTT en Valais. De belles choses sont
prévues.
Vous dirigez également le team Giant-Valais.ch. Quelle sera l’implication de vos coureurs sur le Rhône
Trophy ?
D’une part, ils seront présents. La plupart ont fixé une ou plusieurs courses du Rhône Trophy dans leurs objectifs de
saison, c’est un bon signe. Ils feront les podiums qu’ils pourront, même si la concurrence est rude.
Mais nous leur préparons quelques surprises, notamment des entraînements publics, organisés avant chaque course du Rhône
Trophy. Ils ne sont pas encore au courant, alors on ne va pas trop en dire. (rires)
Quelle est l’idée la plus folle que vous désirez concrétiser pour le Rhône Trophy ?
Il y en a 2 qui nous viennent à l’esprit : la première serait de pouvoir « médiatiser » la course de manière
plus dynamique sur place. Une ou plusieurs motos qui suivent la course et transmettent les infos au speaker, afin d’informer les gens sur place. Il faut qu’il y ait une vie dans l’air
d’arrivée.
La deuxième, même si ce n’est pas du tout acquis, serait de pouvoir classer les gens selon les niveaux, et non pas selon les
âges. Un système de division, comme dans tous les sports du monde, a sa place dans le VTT. Reste à savoir comment mettre cela en place !
Propos recueillis par
Bernard Mayencourt
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